Des agents de police et de sécurité ont exercé des violences physiques sur des journalistes locaux et étrangers pendant la campagne électorale générale et pendant la période post-électorale. Le Président sortant Yoweri Museveni a été réélu pour un quatrième mandat lors de l'élection de février qui a été entachée d'irrégularités comme en témoignent les scènes d'intimidation et d'achat de voix qui ont été rapportées. Les journalistes qui ont fait la couverture des candidats de l'opposition se sont particulièrement exposés à des risques: deux journalistes qui couvraient des manifestations ou des protestations de l'opposition ont été la cible de tirs à l'arme provenant d'agents de sécurité, provoquant l'hospitalisation de l'un des deux reporters. Au mois d'avril et mai, des autorités ont agressé au moins 25 journalistes couvrant les manifestations organisées par l'opposition à travers tout le pays pour protester contre la hausse généralisée des prix. Yoweri Museveni a publiquement critiqué les médias locaux et étrangers pour leur couverture des manifestations, affirmant que les reportages portaient atteinte aux intérêts économiques du pays. La police a perquisitionné les locaux de l'hebdomadaire indépendant Gwanga au mois de mai et a brièvement détenu quatre journalistes au motif fallacieux que leur possession d'un bulletin d'information sur la société civile pourraient d'une certaine manière inciter à la violence publique. Depuis, Gwanga n'a pas repris sa publication régulière.

