Afrique

2011

Communiqués   |   Angola

En Angola, le MPLA au pouvoir entrave le journalisme indépendant

New York, le 16 mars 2011--Le gouvernement angolais, dirigé par le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), doit permettre à la presse de couvrir librement les événements publics,  a déclaré aujourd'hui le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) suite à un certain nombre d'incidents récents au cours desquels les autorités angolaises ont interdit aux journalistes de couvrir des manifestations publiques organisées par l'opposition. 

18 mars 2011 16h58 ET

Communiqués   |   Comores

2 journalistes comoriens poursuivis pour diffusion de « fausses nouvelles »

New York, le 14 Mars 2011--Deux journalistes comoriens poursuivis pour diffusion de « fausses nouvelles » à la suite de leurs reportages sur la passation de pouvoir entre le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et le président élu, Ikililou Dhoinine, encourent une condamnation allant jusqu'à 6 mois de prison fermes, selon les journalistes locaux et des reportages.
15 mars 2011 17h48 ET

Communiqués   |   Cameroun

Un journaliste camerounais inculpé

New York, le 3 mars 2011-- Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) s'inquiète pour la sécurité d'un journaliste camerounais qui est poursuivi pour détention d'un document administratif confidentiel, selon des journalistes locaux et des médias.
7 mars 2011 18h21 ET

Communiqués   |   Cote D'ivoire

En Côte d'Ivoire, Gbagbo et Ouattara ciblent les médias partisans de leur rival

New York, le 1er mars 2011--Les autorités du président ivoirien, Laurent Gbagbo, et les partisans de son rival, Alassane Ouattara, sont en train de cibler leurs détracteurs dans la presse ivoirienne divisée par des loyautés politiques dans une lutte acharnée pour le pouvoir de plus en plus sanglante, a déclaré le aujourd'hui Comité pour la protection des journalistes (CPJ). 
4 mars 2011 12h09 ET

Guinée

En Guinée-Equatoriale, un journaliste suspendu pour avoir fait allusion à la Libye

New York, le 2 mars 2011--Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) condamne la censure en Guinée-Equatoriale de la couverture des événements en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Côte-d'Ivoire. En plus, un animateur de la radio d'État a soudainement été suspendu indéfiniment pour avoir fait allusion à la Libye au cours d'une émission en direct vendredi dernier, selon des journalistes locaux et des médias.
4 mars 2011 11h09 ET

Communiqués   |   Cote D'ivoire

En Côte-d'Ivoire, la police harcèle les journaux Pro-Ouattara

New York, le 18 Février 2011--La police ivoirienne a convoqué des directeurs de publication de journaux proches de l'opposant Alassane Ouattara pour des interrogatoires sur leurs parutions, selon des journalistes de la capitale économique, Abidjan. La nouvelle suit la prise de contrôle par le président Laurent Gbagbo du régulateur de la presse écrite en Cote d'Ivoire ce mois ci dans le cadre d'une lutte farouche pour le pouvoir et le contrôle des médias depuis les élections présidentielles contestées de novembre 2010.

18 février 2011 18h03 ET

Attaques contre la presse   |   Angola, Cameroun, Nigeria, Ouganda, Rwanda, République Démocratique du Congo, Somalie, Zimbabwe, Éthiopie

Attaques contre la presse en 2010: Analyse Afrique

À travers l'Afrique, les gouvernements criminalisent le journalisme d'investigation

Le président sortant de la Cote d'Ivoire Laurent Gbagbo, qui s'accroche au pouvoir après une dispute post-électorale, parle aux journalistes au sortir d'un bureau de vote d'Abidjan (AFP/Issouf Sanogo)

Par Mohamed Keita

À travers l'Afrique, l'émergence du journalisme d'investigation et l'absence de lois effectives sur l'accès à l'information ont établi une trajectoire de collision dans laquelle les autorités, déterminées à voiler leurs activités, opèrent agressivement pour démasquer les sources confidentielles des journalistes et criminaliser la possession de documents administratifs divulgués dans la presse. Du Cameroun au Kenya, de l'Afrique du Sud au Sénégal, les représailles gouvernementales ont abouti à des emprisonnements, à des actes violences, à des menaces et au harcèlement judiciaire. Au moins deux décès suspects, notamment ceux d'un directeur de publication et d'une source confidentielle, ont été signalés sur fond de représailles gouvernementales contre le journalisme d'investigation.

15 février 2011 0h55 ET

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Attaques contre la presse

Attaques contre la presse en 2010: L'Afrique du Sud

Principaux Développements
• L'ANC défend une proposition de création d'un tribunal des médias pour contrôler, sanctionner la presse.
• Le ton du discours contre la presse se durcit, ternissant ainsi l'image du pays comme leader en matière de liberté de la presse.

Statistique Cle
25 ans de prison pour la divulgation d'informations classées, une proposition du projet de loi sur la protection de l'information.


Sur la défensive face a sa capacité de juguler un taux élevé de criminalité et critique pour sa gestion sur la base d'allégations de corruption publique révélées par la presse, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir a énergiquement contre attaqué contre les médias en ciblant les journalistes d'investigation. Tandis que les dirigeants de l'ANC durcissaient le ton contre la presse, le gouvernement a introduit des propositions législatives qui permettraient de surveiller et de sanctionner la presse, de criminaliser le journalisme d'investigation et de mettre les fonctionnaires à l'abri de tout contrôle. La campagne de l'ANC a terni son image de leader en matière de liberté de la presse en Afrique et a suscité des craintes d'un retour vers les pratiques de censure de l'époque d'apartheid.

15 février 2011 0h50 ET

Attaques contre la presse   |   Angola

Attaques contre la presse en 2010: L'Angola

Principaux Développements
• Une loi criminalise tout reportage jugé outrageant envers le président, les institutions de la République.
• Trois principaux journaux indépendants achetés par une société anonyme. Leur ligne éditoriale devient timide.

Statistique Cle
2 journalistes tués en 2010, dont un reporter sportif togolais tué dans une embuscade contre l'équipe nationale de football du Togo.


Le président José Eduardo dos Santos, qui dirige une des économies les plus dynamiques du monde, mais il a été critiqué pour les inégalités sociales, la corruption et les violations de la liberté de la presse dans son pays. Capitalisant sur la production pétrolière et l'extraction de diamant en plein essor, son gouvernement a investi 1 milliard de dollars pour accueillir en janvier la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de football. Cependant, la CAN que le gouvernement considérait comme une occasion de redorer son image au niveau international, a été entachée par un attentat terroriste contre un convoi de l'équipe nationale togolaise dans l'enclave de Cabinda agitée. L'embuscade, revendiquée par des guérillas séparatistes a couté la vie à deux personnes, dont un journaliste, exposant ainsi la situation sécuritaire précaire. Dos Santos, au pouvoir depuis 1979, et son Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) a cherché à étouffer les reportages indépendants sur cette embuscade. En mi-2010, une société dont les capitaux n'ont pas été divulgués avait acheté trois des principaux journaux indépendants du pays, rendant timide leur couverture.

15 février 2011 0h49 ET

2011

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