Attaques contre la presse

Attaques contre la presse 2009: En bref


ATTAQUES CONTRE LA PRESSE EN 2009
Préface
Introduction
Analyse
Ethiopie
Gambie
Madagascar
Niger
Nigeria
Ouganda
RDC
Somalie
Zambie
Zimbabwe
En bref

LE BOTSWANA
Une Loi sur les médias a été adoptée en janvier, nécessitant ainsi l'accréditation du gouvernement pour les journalistes et mettant en place un organe officiel de régulation, selon des médias. En mai, les éditeurs du Botswana ont déposé des plaintes contestant la constitutionnalité de la Loi.

LE BURKINA FASO
En février, le CPJ a exhorté le gouvernement du président Blaise Compaoré à enquêter sur une série de menaces de mort envoyés à des journalistes indépendants à travers des comptes e-mail sur Yahoo France. Les menaces, dont certaines datant de 2007, contenaient de sinistres références à l'assassinat non élucidé en 1998 de Norbert Zongo. Les menaces les plus récentes ont été envoyées au personnel du mensuel privé Le Reporter en janvier après avoir fait des reportages sur un scandale financier à la Caisse nationale de sécurité sociale. Christophe Pelletier, un porte-parole de Yahoo France, a déclaré au CPJ que la société avait alerté la police. Aucune arrestation n'a été faite.

LE CAMEROUN
En juin, un tribunal militaire de Yaoundé a condamné par contumace Jacques Blaise Mvié et Charles René Nwé, éditeurs de l'hebdomadaire privé La Nouvelle, à cinq ans de prison chacun pour des articles critiquant l'ancien ministre de la Défense, Rémy Zé Meka, selon des journalistes locaux. Les deux journalistes ont aussi reçu une amende de 500.000 francs CFA (1.000 dollars américains) chacun. Le ministre s'est opposé à un certain nombre d'articles, notamment des articles relatifs à sa gestion d'une tentative de coup d'État présumé. Les journalistes ont déclaré au CPJ qu'ils n'ont pas été informés des accusations et, par conséquent, n'étaient pas présents à leur propre procès. Ils étaient libres à la fin de l'année dernière en attendant l'appel.

Jean Bosco Talla, directeur de l'hebdomadaire privé Germinal basé à Yaoundé, a déclaré en juin qu'il avait reçu des menaces de mort anonymes par téléphone qui ont fait référence à Norbert Zongo, un directeur de publication tué au Burkina Faso, et à Guy-André Kieffer, une reporter porté disparu en Côte-d'Ivoire. Les menaces semblaient être liés aux reportages de l'hebdomadaire au sujet d'un rapport sur les droits de l'homme qui ont soulevé des questions sur le patrimoine privé du président Paul Biya, selon des journalistes locaux.

Le Ministère de la Communication a ordonné à la police de fermer les studios sis à Yaoundé de Sky One Radio en août, pour des violations non spécifiées des lois nationales sur la presse, selon des médias. Le gouvernement a suspendu la station pendant six mois. Cette suspension semblait être liée à une émission interactive de la station intitulée « Le Tribunal », au cours de laquelle les auditeurs ont émis des griefs concernant les services publics, selon des journalistes locaux.

Un juge de Yaoundé a condamné Michel Mombio, directeur de publication du bimensuel L'Ouest Républicain, à 14 mois de prison en relation avec un article qui a été sévèrement critique à l'égard de la ministre de la Recherche scientifique, Madeleine Tchuinté. Ce journaliste a également été condamné à payer une amende d'1 million de francs CFA (soit 2.300 dollars) et des dommages de 5 millions de francs CFA (11.500 dollars américains), selon des journalistes locaux. M. Mombio, emprisonné depuis septembre 2008, a été libéré en novembre après avoir purgé 14 mois.


LA CÔTE-D'IVOIRE
Nanankoua Gnamantêh, directeur de publication de l'hebdomadaire privée proche de l'opposition Le Repère, a été arrêté en mars après avoir été interrogé sur un article critiquant le président Laurent Gbagbo, selon des journalistes locaux. L'incarcération de ce journaliste semblait violer la loi sur la presse de 2004 du pays, qui a dépénalisé les délits de presse et interdit la détention préventive des journalistes. Après deux semaines de détention préventive, M. Gnamantêh, a été condamné pour « offense au chef de l'État » et à une amende de 20 millions de francs CFA (45.000 dollars américains) avec Eddy Péhé, le directeur de la rédaction. Le Repère a également été suspendu pour huit éditions.

Le 7 mai, une cour d'appel d'Abidjan a liberté sous caution le photojournaliste indépendant français, Jean-Paul Ney, qui avait été emprisonné sur des accusations de menées antiétatiques depuis décembre 2007, selon l'avocat de la défense, Minta Traoré. Dans une interview en mars depuis la prison avec l'hebdomadaire français L'Express, M. Ney a dit qu'il avait été arrêté alors qu'il réalisait un documentaire sur l'ex putschiste en exil, Ibrahim Coulibaly. Une fois libéré sous caution, le journaliste a quitté le pays.

Un juge du tribunal d'Abidjan a suspendu l'hebdomadaire Notre Défi pour deux mois à compter d'octobre, après avoir jugé le directeur de publication du journal, Bate Mabo coupable de publication de « fausses nouvelles » dans un article accusant le bureau du procureur de corruption, selon des journalistes locaux et des médias. M. Mabo, connu sous son nom de plume, Jean Bedel, a également été condamné à payer une amende de 5 millions de francs CFA (11.500 dollars américains).

Le 21 octobre, des dizaines de membres de l'Union nationale des étudiants de Côte-d'Ivoire ont pris d'assaut les bureaux du groupe de presse privé Le Réveil, selon des journalistes locaux. Les assaillants protestaient contre un article paru dans l'une des publications du groupe de presse Le Réveil, qui a critiqué un ancien responsable de leur union. Ces assaillants, dont certains étaient armés de gourdins, ont menacé le personnel de salle de rédaction, endommagé des équipements et malmené des employés, à en croire des journalistes locaux.

LE GABON
Les reportages sur l'état de santé dégradante de l'ancien président gabonais, Omar Bongo, et les questions connexes de succession ont attiré les représailles du gouvernement. En mai, le Conseil national de la Communication a suspendu le mensuel Ezombolo pendant six mois et l'hebdomadaire satirique Le Nganga pendant un mois pour des articles spéculant sur les luttes intestines entre les conseillers du président Bongo, selon des journalistes locaux. Quelques jours plus tard, les autorités ont empêché les reporters de la chaîne France 24 d'entrer dans le pays, prétendant qu'ils n'avaient pas d'accréditation, l'un des journalistes, Arnaud Zajtman, a déclaré au CPJ dans un courriel. L'épisode s'est produit après que le Conseil de la communication a accusé la France 24 et d'autres médias français de diffusion « d'informations officieuses et alarmistes concernant la santé du président », selon l'Agence France-Presse. M. Bongo, le doyen des chefs d'État africains, est décédé le mois suivant, à l'âge de 73 ans.

Des agents de renseignement militaires ont détenu Albert Yangari, directeur de publication du quotidien d'État L'Union pendant plusieurs heures le 25 septembre. Les agents l'ont interrogé sur des articles dudit quotidien qui ont contredit le compte rendu du gouvernement sur les émeutes postélectorales meurtrières dans la ville de Port-Gentil, selon des médias et des journalistes locaux. L'Union a rapporté un nombre de décès plus élevé que celui annoncé par le gouvernement, et ses articles ont soulevé la question de savoir si les troupes avaient utilisé des balles réelles pour réprimer les troubles. Un reporter de L'Union, Jonas Moulenda, s'est brièvement tenu en cachette après avoir signalé des menaces de mort contre sa personne, selon les mêmes sources.
En novembre, le Conseil national de la communication a suspendu six journaux pour « violation de l'éthique du journalisme» et «incitation à la division ethnique» dans leur couverture de l'élection présidentielle qui a amené Ali Bongo au pouvoir pour succéder à son père décédé. Le Conseil a ainsi suspendu Nku'u Le Messager et Le Crocodile pendant un mois; Le Scriboullard, L'Ombre et La Nation pour deux mois, et Echos du Nord pendant trois mois.

LA GUINÉE
Des forces de sécurité ont agressé au moins une dizaine de journalistes qui ont tenté de couvrir une manifestation de l'opposition le 28 septembre contre le chef de la junte militaire au pouvoir, le capitaine Moussa Dadis Camara, dans un stade à Conakry, la capitale, on déclaré au CPJ des journalistes locaux. Plusieurs d'entre eux ont déclaré que leur matériel a été saisi ou endommagé. Les forces de sécurité avaient pris d'assaut le stade, tuant des dizaines de personnes, selon des médias locaux. Six journalistes des chaînes françaises France 2 et France 24, qui ont voyagé en Guinée en octobre pour faire des reportages sur les suites de cet événement, ont été refoulés parce qu'ils n'avaient pas d' « invitation officielle », selon l'AFP. À la fin de l'année dernière, l'Organisation des Nations unies avait dépêché en Guinée une commission chargée d'enquêter sur les actes des forces de sécurité

LA GUINÉE ÉQUATORIALE
En juin, un juge a ordonné l'arrestation de Rodrigo Angüe Nguema, un correspondant local de l'Agence France-Presse (AFP) et de Radio France Internationale (FRI), pour n'avoir pas payé une caution de 20 millions de francs CFA (43,000 dollars américains) sur des accusations de diffamation, a déclaré au CPJ, l'avocat de la défense Fabián Nsue Nguema. Ces accusations étaient liées à un article erroné en avril, rectifié par le journaliste, qui a allégué un détournement de fonds à la compagnie aérienne nationale. M. Nguema a été acquitté des accusations pénales en octobre et libéré de la prison de Black Beach de Malabo, la capitale. RFI et l'AFP ont été condamnés à payer 40 millions de francs CFA (85.000 dollars américains) de dommages civils à un cadre de la compagnie aérienne, selon l'organisation de défense de la liberté de la presse, Journaliste en Danger.

LE KENYA
Francis Nyaruri, un reporter de l'hebdomadaire privé Weekly Citizen, a été assassiné en janvier dans la province occidentale de Nyanza. Le corps mutilé de M. Nyaruri a été retrouvé dans la forêt de Kodera deux semaines après sa disparition, selon des journalistes locaux. Deux suspects ont été arrêtés en mai, mais libérés plus tard, a rapporté le Weekly Citizen. Le journal, précise M. Nyaruri, avait écrit un certain nombre d'articles accusant des officiers de police de haut rang de corruption. Il avait reçu plusieurs menaces en réponse, ont dit au CPJ des journalistes locaux. L'inspecteur en chef, Robert Natwoli, et l'avocat de la famille de M. Nyaruri, Andrew Mandi, se sont tenus en cachette en juin, après avoir reçu des menaces, ont dit au CPJ des journalistes locaux.

LE MALAWI
En mai, la police a fermé la station Joy Radio, proche de l'opposition, et arrêté deux journalistes et un technicien sur des accusations de violation de la loi électorale en diffusant des messages de campagne dans les 48 heures du scrutin, selon des journalistes locaux. Les présentateurs Mary Chande et Obrien Nazombe ont été placés en détention pendant quatre jours par la police, alors que le technicien Adbulrazaaq Telela a été libéré après quelques heures, ont dit des journalistes locaux. La station n'a pas diffusé pendant une période de trois semaines, qui incluait les quatre jours du scrutin en mai, a dit au CPJ l'avocat de la station, Jonathan Kara. L'accusation découlait de la rediffusion d'une émission politique de 2008 mettant en doute les affirmations du gouvernement quant à l'approvisionnement alimentaire du pays. En juin, un juge du tribunal de Blantyre a ordonné à la police de permettre à la station de rouvrir, selon des médias locaux. En outre, les journalistes on été acquitté de toutes les accusations portées contre eux en septembre.

LE MOZAMBIQUE
Ildefonso Muanantatha, gouverneur de la province de Tete, a proféré des menaces publiques en mars contre Bernardo Carlos, un journaliste du quotidien privé Noticias, selon des médias. Les menaces, qui incluaient des références à l'assassinat en 2000 du journaliste Carlos Cardoso, étaient apparemment liées à des articles critiques à l'égard du gouvernement provincial, à en croire les médias.
La police sud-africaine a arrêté et condamné l'assassin Anibal dos Santos Jr. en août à Johannesburg. Le fugitif, condamné en 2000 pour le meurtre du journaliste d'investigation Carlos Cardoso, s'était évadé de prison en décembre 2008. M. Dos Santos, mieux connu sous le nom d'Anibalzinho, a été rapatrié au Mozambique pour compléter sa peine de 30 ans. Il s'était auparavant évadé de prison et arrêté à deux reprises.

LA RÉPUBLIQUE DU CONGO
Bruno Jacquet Ossébi, un journaliste en ligne franco-congolais, est décédé dans un hôpital militaire de Brazzaville en février, 12 jours après qu'il a été grièvement brûlé dans un mystérieux incendie qui a tué sa petite amie et ses deux enfants âgés de 8 et 10 ans à leur domicile, selon des médias et des recherches du CPJ. M. Ossébi était connu pour son journalisme engagé critiquant des malversations présumées du gouvernement. Il avait aussi attiré l'attention publique sur une plainte internationale mettant en doute les patrimoines privés des familles présidentielles du Congo et d'autres nations africaines. Deux juges d'instructions ont été successivement désignés pour enquêter sur la cause de l'incendie, mais aucune information sur les investigations n'avait encore été communiquée publiquement à la fin de l'année dernière.
En février, le Conseil supérieur de la liberté de la communication a ordonné à la chaîne de télévision privée Canal Bénédiction Plus d'arrêter ses émissions peu après qu'elle a diffusé des images d'une convention politique nationale de 1991, qui a marqué la transition du régime de parti unique à une démocratie multipartite, selon des journalistes locaux. Le président du Conseil, Jacques Banaganzala, a accusé la station d'avoir diffusé des déclarations violentes et injurieuses. La suspension a été levée en juillet, selon Journaliste en Danger.

LE RWANDA
Le gouvernement a coupé le signal de la BBC en avril, citant ce qu'il a appelé la partialité dans une émission en langue kinyarwanda qui devait être diffusée durant l'anniversaire du génocide rwandais de 1994, a rapporté BBC. L'émission hebdomadaire « Imvo n'imvano » (analyse de la source du problème) devait présenter un débat sur le pardon concernant le génocide, selon l'Agence de presse rwandaise. Le directeur de ce programme, Ally Mugenzi, a dit que le gouvernement s'est plaint des déclarations d'un ancien candidat présidentiel, Faustin Twagiramungu. La suspension a été levée deux mois plus tard, à la condition que la station se conforme aux directives fixées par le gouvernement en matière de contenu, a dit le ministère de l'Information.

Le président Paul Kagame a approuvé une nouvelle loi sur la presse en août. Une version antérieure adoptée par le Parlement avait été rejetée par M. Kagame, qui a tenu compte des préoccupations des médias selon lesquelles la loi contenait des exigences de formation pour les journalistes, selon l'Association des journalistes rwandais. La version finale, bien que considérée comme une amélioration, contenait des clauses répressives, indiquent des recherches du CPJ. La loi comprenait un langage vague permettant aux autorités d'engager des poursuites pénales contre les journalistes pour la publication d'articles considérés comme « outrage au chef de l'État » ou qui « portent atteinte aux bonnes mœurs ». Cependant, les journalistes peuvent toujours être poursuivis en vertu du code pénal actuel, qui continue à inclure des dispositions sur la diffamation et la violation de la vie privée qui peuvent entraîner des peines de prison.

LE SÉNÉGAL
En avril, le président Abdoulaye Wade a gracié El Malick Seck, directeur de publication du quotidien 24 Heures Chrono, qui était emprisonné. M. Seck purgeait une peine de trois ans de prison pour un éditorial alléguant l'implication du président Wade et son fils, Karim, dans un scandale de blanchiment d'argent, selon l'avocat de la défense Demba Ciré Bathily. Le journaliste a purgé huit mois de sa peine. M. Wade a également gracié 12 autres personnes, dont un chauffeur et deux gardes du corps de l'ex-ministre des Transports, Farba Senghor, qui ont été reconnus coupables d'avoir vandalisé les bureaux de 24 Heures Chrono et du journal L'As, en août 2008, selon des médias.
En juin, un juge du tribunal correctionnel de Dakar, la capitale, a condamné Papa Samba Diarra, et Mame Sèye Diop, respectivement directeur de publication et reporter de l'hebdomadaire Weekend, à trois mois de prison et à une amende de 10 millions de francs CFA (21657 dollars américains) chacun, sur des accusations de diffamation émanant d'un article critiquant un député de l'Assemblée nationale, selon la Fondation des médias d'Afrique de l'Ouest. Les journalistes ont interjeté appel.

En septembre, un juge du tribunal de Kaolack à condamné en prison les reporters Papa Samba Sène, du quotidien privé L'As et Abdou Dia de la Radio Futurs Médias sur des accusations de diffamation et de publication de fausses nouvelles fondées sur une plainte déposée par le gouverneur de la localité, selon des médias locaux. Le gouverneur s'est plaint d'articles alléguant des malversations dans un programme agricole. M. Sène et M. Dia ont été libérés sous caution après 12 jours de prison, l'affaire était en instance à la fin de l'année dernière.
Des disciples de Serigne Modou Kara Mbacké, un guide religieux de l'influente confrérie Mouride du Sénégal, ont saccagé les bureaux du quotidien indépendant Walfadjri le 25 septembre, selon des médias. Les assaillants, dont certains armés de barres de fer, ont apparemment été irrités par un article critique à l'égard de M. Kara Mbacké. Au moins trois membres du personnel auraient été blessés. Le porte-parole du gouvernement du Sénégal, Moustapha Maba Guirassi, a condamné l'attaque et M. Kara Mbacké à par la suite publiquement présenté des excuses. Cependant, aucune arrestation n'a été signalée.

LA SIERRA LEONE
Quatre femmes journalistes de radio ont été enlevées en février dans la ville de Keneima, à l'est du pays, par un groupe de femmes qui soutien l'excision, selon des médias locaux. Ce groupe a accusé les journalistes d'avoir diffusé de messages visant à mettre fin à la pratique de l'excision. Les journalistes ont été déshabillées et forcées de marcher dans les rues de Keneima, a dit au CPJ l'Association des journalistes de la Sierra Leone. Cependant, aucune mesure n'a été prise contre les ravisseurs

LA TANZANIE
Un tribunal de Dar es-Salaam, a ordonné en avril à l'hebdomadaire indépendant MwanaHalisi de payer 3 milliards de shillings tanzaniens (2,25 millions de dollars américains) en dommages et intérêts dans le cadre d'une plainte pour diffamation déposée par un député, selon des médias. Le député, Rostam Aziz, s'est plaint d'un article de MwanaHalisi le liant à une société américaine accusée d'entretenir des relations de corruption avec le gouvernement, selon des journalistes locaux. Le juge Robert Makramba a également ordonné à l'hebdomadaire de publier en première page des excuses publiques, de cesser ses reportages sur le plaignant et de couvrir tous les frais judiciaires, selon des documents judiciaires. Cependant, l'hebdomadaire a interjeté appel.

Ce rapport a été rédigé par Tom Rhodes, directeur de la section Afrique, et Mohamed Keita, associé de recherches pour l'Afrique au CPJ.



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