L'Érythrée

Principaux Développements

» Depuis 10 années consécutives, c'est le pays qui emprisonne le plus de journalistes en Afrique.

» En utilisant des tactiques impitoyables, l'État maintient un contrôle absolu sur la couverture médiatique.

Aucune presse indépendante n'a opéré dans ce pays de la Mer Rouge depuis septembre 2001, quand le gouvernement a effectué une soudaine opération de nettoyage politique contre toute voix contestataire. Des dissidents politiques ainsi que 11 journalistes indépendants ont ainsi été jetés en prison sans aucune inculpation ni procès. Le gouvernement du Président Isaias Afewerki a systématiquement refusé de divulguer aucune information sur leur lieu de détention, leur statut juridique, ou leur santé. Les autorités ont refusé tout commentaire sur les reportages selon lesquels certains des journalistes seraient morts en détention. Tous ces journalistes sont détenus sans accès à leurs familles ni à des avocats. Ces pratiques abusives du gouvernement ont été condamnées par le Parlement européen en septembre 2011, la dernière d'une série de censures au niveau international. Les seuls médias autorisés à opérer dans le pays sont sous l'emprise du ministre de l'Information Ali Abdou, qui impose un contrôle stricte de l'information par l'intimidation et l'emprisonnement. Ainsi, même les journalistes des médias d'État bravent les ordres de «tirer pour tuer » des gardes-frontières pour fuir le pays. À l'étranger, les agents de l'État harcèlent et intimident les journalistes en exil qui lancent des médias d'opposition.



  • 6ème

    rang mondial pour la censure
  • 28

    Journalistes en prison au 1er déc 2011
  • 0

    Organe de presse indépendant
  • 47

    Journalistes en exil, 2001-2011
  • 3 751

    Jours de prison pour Dawit Isaac
 

Le CPJ a classé l'Erythrée comme l'un des pays qui pratiquent le plus la censure au monde dans son enquête de 2006. La répression impitoyable du gouvernement a mis ses dirigeants à l'abri de tout contrôle.

Les pays qui pratiquent le plus la censure au monde, selon l'enquête du CPJ:
1 La Corée du Nord
2 La Birmanie
3 Le Turkménistan
4 La Guinée Équatoriale
5 La Libye
6 L'Érythrée
7 Cuba
8 L'Ouzbékistan
9 La Syrie
10 La Biélorussie


 

L'Érythrée est le pays qui emprisonne le plus de journalistes en Afrique, et le deuxième dans le monde entier, après l'Iran, selon des recherches du CPJ.

Les pays qui ont emprisonné le plus de journalistes au monde en 2011:
L'Iran: 42
L'Érythrée: 28
La Chine: 27
La Birmanie: 12
Le Viêtnam: 9

 

Tous les organes de presse écrite et audiovisuelle sont directement contrôlés par le gouvernement, selon des recherches du CPJ. Le contrôle du gouvernement sur le flux de l'information est presque total.


Une absence de medias indépendants:

0

Correspondant pour les médias internationaux

0

Site Internet local d'information indépendant

0

Journal, station de télévision et de radio indépendants

 

L'étude prend en compte les journalistes qui s'enfuient en raison d'une persécution liée à l'exercice de leur profession, qui restent en exil pendant au moins trois mois, et dont les lieux de résidence ou les activités sont connues par le CPJ.

Les principaux pays contraignant les journalistes à l'exil:
79 L'Éthiopie
68 La Somalie
66 L'Iran
55 L'Irak
49 Le Zimbabwe
47 L'Érythrée
25 Le Sri Lanka
25 Cuba
20 La Colombie
18 Haïti
18 Le Rwanda
18 L'Ouzbékistan
17 La Gambie


 

Au 31 décembre 2011, le journaliste suédo-érythréen Dawit Isaac avait été détenu pendant plus de 3700 jours dans une prison secrète, sans inculpation ni procès. Il était parmi un groupe de 11 journalistes qui ont été placés en détention en 2001, dans le cadre d'une répression à grande échelle qui a fermé la presse indépendante. M. Isaac a été brièvement libéré en 2005 pour être remis en prison deux jours après.

Chronologie de l'affaire Isaac:
Le 23 septembre 2001: Arrêté dans le cadre de la répression des dissidents.
Le 19 novembre 2005: Libéré, appelle sa famille en Suède.
Le 21 novembre 2005: Emprisonné à nouveau sans explication.
Le 11 janvier 2009: Des médias ont rapporté qu'il était hospitalisé.
En mai 2009: M. Afewerki a déclaré que M. Isaac ne serait pas jugé et qu'il avait commis une « très grosse erreur ».
Avril 2010: Un ancien gardien de prison a dit que M. Isaac était dans un mauvais état de santé.
1er août 2010: un haut fonctionnaire accuse M. Isaac de « crimes très graves » mais ne fourni aucun détail.
En septembre 2011: Une résolution du Parlement européen a demandé la libération immédiate de M. Isaac.




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