Independence came when I was attending school
at the orientation college in Abidjan-Plateau, and when I was still sneaking to
listen to the news on my father’s Grundig radio set. Today, I believe that genuine
freedom of the press exists in our African countries. In Ivory Coast, for
example, the new press law abolished prison sentence for press offenses.
• Français
Shortly after independence, when
I began practicing in the broadcasting sector at Radio Télévision Ivoirienne (RTI),
the country was under a single-party system. There was a lack of freedom of
expression and it was risky to express yourself. I did so
anyway and it brought me numerous suspensions. For instance, the thoughts of
President Houphouët were
read before any news bulletins. Then, we struggled through the National Union
of Information Workers (SYNINFO) for such a practice to stop going on the air.
In addition, we also fought for better salaries and for press freedom. This led
to our 10-month imprisonment in Séguéla, as military prisoners. I was
jailed with 17 other union members.
The restoration of the multiparty system in
1990 was followed by a flourishing of newspapers. This period was called the “spring
of the press.” This may have been the source of the current problems plaguing the
Ivorian media. Indeed, since there was no barrier to entering the profession, everybody
jumped in the field without any real training.
The 2004 press law attempted to correct such trends.
This law requires journalists, among others, to have a higher diploma delivered
by a professional school of journalism. Under this law, the National Press
Council (CNP) that I am running operates with much broader powers than the former
National Press Commission under the military transition with General Gueï.
Now, there are nearly two dozen weekly and
monthly newspapers and other periodicals in Ivory Coast. As achievements, I can
mention the new press law and its prescriptions to professionalize the media
sector, a step forward from the days of the single-party regime. Yet I think
there is an excess of freedom because journalists are forgetting that there is
a code of ethics to be respected, legislation to be complied with. This makes
the task of the regulatory body that I am running difficult. I deplore the lack
of training, the violation of the code of ethics of the profession, the
violation of the press law, etc. I can also mention insults, personal attacks
between journalists, abuses, incitement to hatred, revolt, libel, etc...
Once during the single-party period, a scoop
that I thought relevant to report in the news bulletin brought me the wrath of
two great heads of state. We had received a dispatch from the Ivorian Press
Agency (AIP)
saying that President Omar Bongo of
Eugène Dié Kacou began his career in the press in 1962. He is the chairman of the National Press Council (CNP).
CPJ is running a series of blog entries to celebrate the 50th anniversary of the end of colonial rule in Francophone Africa.
En Cote d’Ivoire, de vieilles luttes font place à de nouveaux défis
L’indépendance
est arrivée quand j’étais au collège d’orientation d’Abidjan-Plateau et alors
que je me cachais encore pour écouter les informations à la radio Grundig de
mon père. J’estime qu’aujourd’hui il existe dans nos pays africains une
véritable liberté de presse. Par exemple en Côte d’Ivoire, la nouvelle loi sur
la presse a supprimé la peine privative de liberté pour les délits de presse.
Quand
j’ai commencé à exercer dans l’audiovisuel à la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) peu après l’indépendance, c’était sous le
parti unique et il se posait un problème de liberté d’expression et l’on ne
pouvait s’exprimer sans prendre des risques. Ce que j’ai fait et qui m’a valu
des suspensions tout azimuts. En exemple on lisait les pensées du Président Houphouët avant le journal. A
l’époque, c’est nous qui nous sommes battus à travers le Syndicat National des
Agents de l’Information (SYNINFO) pour que cela cesse et soit retiré de
l’antenne. Au-delà nous avons également lutté pour l’amélioration des
conditions salariales et pour la liberté de presse. Cela nous a valu une
incarcération de dix (10) mois à Séguéla comme prisonnier militaire. J’y étais
avec 17 autres syndiqués.
En
1990 avec le rétablissement du multipartisme, il y a eu ensuite une floraison
de journaux. Cette époque a été désignée “printemps de la presse”. C’est
peut-être de là que sont parties les difficultés actuelles de la presse
ivoirienne. En effet parce qu’il n’y avait pas de barrière à l’entrée du
métier, tout le monde s’y est mis dès la restauration du multipartisme sans
formation véritable.
Ce
sont ces difficultés que la loi de 2004 sur la presse a essayé de corriger.
Cette loi exige entre autres de justifier d’un diplôme supérieur délivré par
une école professionnelle de journalisme…Sous cette loi, le Conseil National de
la Presse (CNP) que je dirige fonctionne avec des pouvoirs beaucoup plus étendus
que l’ancienne Commission Nationale de la Presse sous la transition militaire
avec le Général
Gueï.
Le
bilan aujourd’hui est qu’en Côte d’Ivoire l’on dénombre près d’une vingtaine de
quotidiens hebdomadaires et mensuels et autres périodicités. Comme acquis je
peux citer la loi nouvelle loi sur la presse et toute l’organisation qu’elle
prescrit pour la professionnalisation du secteur de la presse, contrairement
aux années sous le parti unique. Mais à mon avis il y a un excès de liberté
parce que les journalistes oublient qu’il y a un Code de Déontologie à
respecter, qu’il y a une loi à respecter et c’est cela qui constitue la
difficulté avec l’organe de régulation que je dirige. Ce que je pourrai décrier
c’est le manque de formation, la violation de l’éthique et la déontologie de la
profession, la violation de la loi sur la presse. C’est encore les insultes,
l’anti-confraternité, les injures, les incitations à la haine à la révolte, les
diffamations…
À
l’époque du parti unique, un scoop que j’avais cru bon de diffuser au journal
m’avait valu la colère de deux grands chefs d’état. Nous avions reçu une dépêche
de l’Agence Presse Ivoirienne (AIP) disant que
le Président du Gabon Omar Bongo commercialisait avec le régime apartheid de
l’Afrique du Sud. En bon petit journaliste révolutionnaire j’ouvre le journal
avec et naturellement je fais quelques petits commentaires. Ce que je ne savais
pas c’est que l’Ambassadeur du Gabon avait écouté le journal ce dimanche et
s’en était ouvert au Président Bongo lequel s’en était plaint au Président Houphouët. J’ai été sérieusement sermonné quelques
jours plus tard.
Eugène Dié Kacou a commencé sa
carrière dans la presse en 1962. Il est Président
du Conseil National de la Presse (CNP) de
Cote d’Ivoire.

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Here in the Philippines, there are a lot of african journalism students specifically in the University of Santo Tomas. Although there is now abuse of this freedom there, still, its amazing how africa evolved into such a liberal country. i laud you!!
-University of Santo Tomas, Philippines
-Journalism student