Attaques contre la presse

2012

Attaques contre la presse   |   Rwanda

Attaques contre la presse en 2011: Le Rwanda

Les autorités du pays ont mené un assaut judiciaire agressif contre les journalistes critiques, en utilisant les lois interdisant toute offense aux fonctionnaires et abusant des lois anti-génocide pour faire taire les voix indépendantes. Les relations étroites du Président Paul Kagame avec les gouvernements occidentaux ont continué à lui servir de bouclier protecteur contre les critiques sur son piètre bilan en matière de liberté de la presse. En février, un panel de juges de la Haute Cour a condamné deux rédacteurs de l'hebdomadaire indépendant Umurabyo à de longues peines de prison en les accusant de prôner une « idéologie génocidaire » suite à des articles relatant les clivages ethniques dans les forces de sécurité. En juin, la Cour suprême a condamné par contumace Jean-Bosco Gasasira, directeur du journal indépendant Umuvugizi, à une peine de deux ans et demi d'emprisonnement en l'accusant d'offense dans un article où il comparé le président Kagamé à Robert Mugabe du Zimbabwe. M. Gasasira avait fui le pays en 2010, rejoignant ainsi l'une des diasporas issues de la presse la plus grande dans la région. Le directeur de l'hebdomadaire indépendant, Nelson Gatsimbazi, a fui le pays en septembre, également par peur d'emprisonnement. Des actions agressives perpétrées par le gouvernement ont laissé un paysage médiatique sombre et largement dominé par l'État. Un petit nombre de sites critiques demeurent, mais ils ont été victimes de blocages réguliers de la part du gouvernement.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   République Démocratique du Congo

Attaques contre la presse en 2011: La République démocratique du Congo

Le président sortant Joseph Kabila a annoncé sa victoire à l'élection présidentielle de novembre, entachée d'irrégularités et marquée par une flambée des attaques contre les organes de presse. Alors que les observateurs internationaux contestaient les résultats, les forces de Kabila ont lancé un assaut répressif contre les opposants. Les attaques contre la presse ont été surtout perpétrées dans la capitale, Kinshasa, et dans la province voisine du Bas-Congo. Les partisans du parti au pouvoir, le PPRD du Président Joseph Kabila, et les membres de son gouvernement ont intimidé des journalistes soutenant à son principal rival Étienne Tshisekedi; des médias d'opposition ont été la cible d'une série d'incendies criminels. En août, Joseph Kabila a consolidé son emprise sur les médias en nommant les membres d'un nouveau conseil de régulation des médias chargé de faire respecter les lois sur la presse et d'infliger des sanctions. Selon les media, les journalistes ont critiqué Joseph Kabila pour avoir nommé des personnes proches de son gouvernement dans cette agence de 15 membres. A travers le vaste Congo, de puissants élus locaux et leurs forces de sécurité ont perpétré des attaques contre la presse en toute impunité, en représailles à une couverture critique des événements. Et dans la région orientale du pays, riche en minéraux et déchirée par des conflits, un journaliste a été assassiné dans des circonstances qui restent floues.

21 février 2012 4h55 ET

2012

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