Cameroun

Rapports   |   Cameroun

Journalistes, pas terroristes: Au Cameroun, la législation anti-terroriste est utilisée pour imposer silence aux opposants et réprimer la dissidence

En 2014, le Cameroun a promulgué une loi antiterroriste excessive dans le cadre de sa lutte contre le groupe extrémiste Boko Haram, mais les autorités s'en servent pour arrêter et menacer les journalistes locaux qui couvrent les militants ou l'agitation sociale dans les régions anglophones du pays. Un décret présidentiel en août 2017 a mis fin aux poursuites judiciaires contre au moins quatre journalistes, mais les lois qui ont été utilisées contre eux sont encore en place. Le correspondant de RFI Ahmed Abba reste en prison. Avec les élections qui auront lieu l'année prochaine, bon nombre des journalistes au Cameroun se disent trop effrayés pour couvrir la politique ou des sujets sensibles.

Un rapport spécial publié par le Comité pour la protection des journalistes.

Publié le 20 septembre 2017

20 septembre 2017 8h00 ET

Tags:

Rapports   |   Cameroun

Journalistes, pas terroristes

À propos de ce rapport

Angela Quintal, coordinatrice du programme Afrique du CPJ a assuré la recherche et la rédaction de ce rapport. Jonathan Rozen, associé de recherche pour l'Afrique au CPJ, a participé aux travaux de recherche.

20 septembre 2017 8h00 ET

Tags:

Rapports   |   Cameroun

Journalistes, pas terroristes

Au Cameroun, la législation anti-terroriste est utilisée pour imposer silence aux opposants et réprimer la dissidence

Un petit déjeuner léger consistant en une omelette et un café noir avalés à la hâte : Ahmed Abba, correspondant international de Radio France Internationale, était loin de se douter que ce serait le dernier repas qu'il prendrait en tant qu'homme libre. Le gouverneur avait chargé Abba d'organiser une réunion de sécurité pour le 30 juillet, 2015 à 10 heures du matin à Maroua, chef-lieu de la région de l'Extrême Nord du Cameroun, en réponse aux attaques menées par le groupe extrémiste Boko Haram.

20 septembre 2017 8h00 ET

Rapports   |   Cameroun

Journalistes, pas terroristes

Recommandations

Le Comité pour la protection des journalistes formule les recommandations suivantes :

20 septembre 2017 8h00 ET

Rapports   |   Cameroun, Somalie, Swaziland, Érythrée, Éthiopie

La Chine est le pays qui emprisonne le plus de journalistes ; deuxième score mondial le plus élevé de l'histoire

Pour la troisième année consécutive, plus de 200 journalistes sont emprisonnés pour l’exercice de leur profession, reflet d’une hausse mondiale de l’autoritarisme. La Chine est le pays dont les prisons renferment le plus de journalistes en 2014. Rapport spécial du CPJ par Shazdeh Omari.

Un manifestant égyptien appelle à la libération du photographe indépendant Mahmoud Abou Zeid, aussi connu sous le nom de Shawkan, qui a été emprisonné depuis août 2013. (AP/Amr Nabil)

17 décembre 2014 0h01 ET

Aussi disponible en
English, Português, Türkçe, Español, Русский, العربية

Communiqués   |   Cameroun

Le véhicule d'un journaliste camerounais détruit dans une explosion

La voiture du journaliste Denis Nkwebo a été détruite dans une explosion à son domicile (Thierry Ngogang)

New York, le 24 avril 2014-- Le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) exhorte les autorités du Cameroun à mener une enquête crédible et transparente sur l'explosion qui a détruit le véhicule du journaliste Denis Nkwebo ce mercredi. Le journaliste avait récemment soulevé des interrogations sur la prestation des forces de sécurité camerounaises face à l'insécurité au nord et à l'est du pays.

Le véhicule de Nkwebo, rédacteur en chef adjoint du quotidien privé camerounais Le Jour, a explosé vers 4h30 du matin devant son domicile sis à Douala, la capitale économique du Cameroun, sans faire de blessé. Le journaliste a déclaré au CPJ que la police a dit avoir ouvert une enquête. Cependant, le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, n'a pas immédiatement répondu aux appels du CPJ pour recueillir ses commentaires sur cette affaire.

24 avril 2014 18h34 ET

Aussi disponible en
English

Communiqués   |   Cameroun

Un journaliste camerounais emprisonné pour diffamation

New York, le 15 avril 2014--Le Comité pour la protection des journalistes a aujourd'hui exhorté les autorités camerounaises à libérer un journaliste qui est emprisonné depuis le 29 mars après avoir été reconnu coupable de diffamation. Vendredi dernier, un juge a reporté indéfiniment une audience chargée de statuer sur la libération sous caution du journaliste, selon des médias.

15 avril 2014 18h30 ET

Aussi disponible en
English

Communiqués   |   Cameroun

Cameroun: le BIR impliqué dans le harcèlement de journalistes

New York, le 14 juin 14, 2013--- Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a aujourd'hui demandé aux autorités du Cameroun d'enquêter sur des informations selon lesquelles un officier supérieur du Bataillon d'intervention rapide (BIR) aurait menacé des journalistes, les  empêchant de faire des reportages sur le lieu d'un accident d'avion lundi dernier.

17 juin 2013 17h10 ET

Aussi disponible en
English

Communiqués   |   Cameroun

Un journaliste camerounais condamné pour diffamation

New York, le 13 juin 2013--Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a aujourd'hui demandé à la cour d'appel du Cameroun d'annuler en appel la condamnation pour diffamation prononcée contre un journaliste le 5 juin courant.

13 juin 2013 22h32 ET

Aussi disponible en
English

Communiqués   |   Cameroun

Le Cameroun ferme une radio pour diffusion d'une interview avec des sécessionnistes

Foundation Radio (Fomunyoh Foundation)

New York, le 13 mai 2013--Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) condamne la fermeture d'une station de radio indépendante au Cameroun le 22 avril dernier pour la diffusion d'une interview considérée par les autorités locales comme une incitation à la sécession.

14 mai 2013 14h46 ET

Aussi disponible en
English

En savoir plus Cameroun »