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Le CPJ se joint aux appels visant à mettre fin au blocage des réseaux sociaux au Tchad

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Le président du Tchad, Idriss Deby, arrive à l'aéroport international de N'Djamena le 22 décembre 2018. Le CPJ se joint aux appels pour mettre fin à un bloc de médias sociaux de près d'un an au Tchad. (AFP/Ludovic Marin)

Le Comité pour la protection des journalistes s'est joint cette semaine à au moins 79 organisations de défense des droits humains afin d'exhorter les experts de l'Union africaine et de l'ONU à prendre des mesures pour mettre fin au blocage des plateformes de réseaux sociaux au Tchad - dont Twitter, Facebook et WhatsApp - blocage ordonné par le gouvernement il y a près d'un an. Les lettres, adressées respectivement au Rapporteur spécial de l'Union africaine sur la liberté d'expression et l'accès à l'information et au Rapporteur spécial de l'ONU sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, soulignaient la manière dont les perturbations des réseaux «limitent la capacité des journalistes à faire leurs reportages en toute sécurité et la possibilité pour les citoyens d'accéder aux informations », entre autres conséquences.

« Nous sommes obligés de contourner la censure en utilisant des réseaux privés virtuels [VPN]... Les journalistes doivent se tracesser pendant plusieurs heures pour publier les articles en ligne, » a déclaré en janvier 2019 au CPJ Moussa Nguedmbaye, coordinateur éditorial au site web privé Tchad Infos, basé à N'djaména. Les réseaux sociaux sont un moyen de toucher le plus des lecteurs... Avant le blocage des réseaux sociaux, chaque reportage touchait entre quatre et cinq mille lecteurs. Avec le blocage actuel, nous n'atteignons pas même deux mille lecteurs. Le blocage a sérieusement réduit le trafic des communications. »

Les lettres aux rapporteurs spéciaux dont disponibles sur les sites suivants : African Union Special Rapporteur Lawrence Murugu Mute et UN Special Rapporteur David Kaye.

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