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Journaliste touché par balle au cours des manifestations antigouvernementales

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Un journaliste de Reuters, Robenson Sanon, soulève son bras, couvert de sang, après avoir été touché par balle lorsqu'il documentait les affrontements entre la police nationale et les manifestants près du palais présidentiel à Port-au-Prince en Haïti le 13 février 2019. (God Nalio Chery / AP)

Miami, le 14 Février, 2019-- Aujourd'hui, le Comité pour la protection des journalistes a demandé aux autorités Haïtiennes d'enquêter sur le coup de feu qui avait blessé le journaliste au cours d'une manifestation antigouvernementale, et de garantir la sûreté des journalistes qui couvrent les manifestations en cours.

Hier, dans la capitale, Port-au-Prince, le journaliste haïtien Robenson Sanon était touché par balle et blessé lorsqu'il couvrait les manifestations réclamant la démission du Président Jovenel Moïse, selon les médias locaux. Sanon, un journaliste attaché à Reuters en Haïti, a déclaré au CPJ qu'il avait été touché par balle au bras droit au cours des affrontements entre les manifestants et la police. Il était transporté à l'hôpital où il avait reçu des soins médicaux. Il a reçu son congé de l'hôpital hier, plus tard dans la journée, et il se rétablit chez soi. Sanon avait indiqué au CPJ qu'il était blessé par les tirs croisés des manifestants armés, et non pas par la police.

Natalie Southwick, le Coordonnateur de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud à New York avait dit « Les autorités haïtiennes ne devraient pas utiliser les manifestations continues comme prétexte pour retarder une enquête sur les circonstances de cette blessure subie par Robenson Sanon. Il faut que les journalistes en Haïti puissent couvrir les événements comme les manifestations sans affronter des coups de feu ou des autres dangers. »

Jacques Desrosier, le Secrétaire général de l'Association des Journalistes haïtiens, avait indiqué au CPJ que, pendant les manifestations récentes, la presse a été la cible de plusieurs attaques.

Au cours de la semaine dernière, les manifestants ont frappé les journalistes, ils ont endommagé les véhicules de presse, et ils ont essayé d'enlever les équipements des journalistes, selon une déclaration conjointe émise par trois groupes pour la liberté de la presse. La déclaration avait indiqué que les bureaux de la Télévision nationale d'Haïti ont été attaqués, que les agents de la police nationale d'Haïti ont menacés les journalistes, que les équipements ont été brûlés, et qu'il y avait eu des cas de brouillage sur les fréquences des chaînes de diffusion.

Selon les rapports médiatiques, au moins sept personnes ont été tués au cours des manifestations, qui avaient commencé le 7 Février, date du deuxième anniversaire du début de mandat du Président Moïse.

Aujourd'hui, le CPJ avait essayé d'appeler la police nationale d'Haïti en utilisant le numéro de téléphone indiqué sur leur site web. Un agent avait fourni un autre numéro à sa place. Après avoir essayé de composer ledit numéro, un message automatique avait indiqué l'impossibilité d'accepter l'appel.

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