
Le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali jouit d'un fort soutien bipartite au Congrès américain. Les membres du Congrès évoquent l'amitié entre les deux pays, en évitant souvent de regarder le bilan de la Tunisie en matière de liberté de la presse et de droits de l'homme. Voici quelques exemples de commentaires par des membres du Congrès.
Tunis, 3 juillet 2008- Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé, mercredi, au terme d’une mission d’enquête de dix jours en Tunisie sur le modèle tunisien en matière d’asphyxie de la presse indépendante, par voie de harcèlement, intimidation et emprisonnement, à la libération immédiate du journaliste Slim Boukhdhir.
Collaborateur à de nombreux journaux tunisiens et arabes d’information en ligne, Boukhdir purge actuellement une peine d’un an à la prison de Sfax, environ 225 Km au sud de la capitale Tunis, pour « offense à l’égard d’un agent de la fonction publique » et « atteintes aux bonnes moeurs ». Les deux charges retenues contre le journaliste sont considérées comme montées de toutes pièces. Boukdhir a été arrêté en novembre 2007 et condamné à un an de prison, le mois suivant.