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Moyen-Orient/Afrique du Nord


La violence contraint les journalistes somaliens et syriens à l'exil, tandis que la répression s'accentue en Iran

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a assisté cinquante-cinq journalistes qui ont été contraints à fuir leurs patries l'année dernière en raison de leur profession. La raison la plus commune de cet exode était la menace de violence, comme en Somalie et en Syrie, deux des pays les plus meurtriers au monde pour la presse. D'autres ont fui la menace d'emprisonnement, en particulier en Iran, où le gouvernement a renforcé sa répression avant les élections, selon un rapport spécial du CPJ rédigé par Nicole Schilit.

Des réfugiés somaliens attendent en ligne dans un camp de réfugiés au Kenya. (Reuters/Jonathan Ernst)

La violence en Syrie et une série de meurtres en Somalie ont provoqué une forte augmentation du nombre de journalistes tués dans l'exercice de leurs fonctions au cours de l'année 2012. En plus, un nombre record de journalistes en ligne se trouvent parmi les journalistes assassinés. Rapport spécial du CPJ

Des journalistes somaliens emportent la dépouille de leur confrère Abdisatar Sabriye Dahir, qui a été assassiné dans un café à Mogadiscio en Septembre. (AFP/Mohamed Abdiwahab)

Crise en Afrique de l'Est

Cinquante-sept journalistes ont fui leurs pays au cours de la dernière année, la Somalie ayant le nombre le plus élevé de journalistes en exil. Des journalistes ont aussi quitté l'Éthiopie, l'Érythrée et le Rwanda pour aller surtout vers le Kenya et l'Ouganda. Les journalistes en exil en Afrique de l'Est doivent se battre contre la pauvreté et la peur. Un rapport spécial de María Salazar-Ferro et Tom Rhodes

Des journalistes Somaliens portent le corps de Abdisalan Sheikh Hassan qui travaillait pour la chaine Horn Cable TV et a été tué en décembre 2011. Peur de la violence est une des raisons qui poussent le plus les journalistes en exil. (AFP/Mohamed Abdiwahab)

Danny O'Brien / Coordonnateur du Plaidoyer pour l'Internet du CPJ

Une grande raison du succès de l'Internet c'est son rôle en tant que support universel, accessible à travers le monde. Les quantités de données qui sortent d'un ordinateur au Botswana sont les mêmes que celles qui arrivent à la Barbade. La même chose est de plus en plus vraie pour les réseaux modernes de téléphonie mobile. Les normes se standardisent: vous pouvez utiliser votre téléphone, accéder à une application, ou envoyer un texte, où que vous soyez.

Le CPJ défie 10 gouvernements du monde de rompre avec des dénis de justice et de mettre fin au phénomène de l’impunité

Une décennie après sa mort, l’assassinat de Norbert Zongo suscite toujours l’indignation du public, telle que cette manifestation de 2008 à Ouagadougou.
(AFP)

New York,  le 29 avril 2010Aux Philippines, des membres d’un clan politique massacrent plus de 30 professionnels des médias et se débarrassent de leurs corps dans des fosses communes. Au Sri Lanka, un éminent éditeur qui a critiqué les autorités est tellement sûr d’être la cible de représailles qu’il prédit son propre assassinat. Au Burkina Faso, des agresseurs criblent de balles un journaliste enquêtant sur l’affreux meurtre d’un employé de la présidence et brulent sa voiture. Dans tous ces cas, ainsi que dans des centaines d’autres meurtres de journalistes dans le monde, personne n'a jamais été condamné.

New York, le 6 janvier 2010— Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) est très préoccupé par les menaces de mort répétées proférées contre un journaliste contestataire tunisien vivant en France.

New York, le 4 novembre 2009Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) est indigné par le fait que la police tunisienne ait déshabillé et maltraité le journaliste Taoufik Ben Brik, un collaborateur notoire de journaux français et l'un des principaux critiques du président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, lors de son arrestation le 29 octobre dernier. Le CPJ exhorte M. Ben Ali à ordonner la libération immédiate de M. Ben Brik et à mettre fin à la campagne intense d'intimidation et d’agressions contre les journalistes contestataires, ainsi qu’à la censure.
Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, où le changement politique se produit lentement, le blogage est devenu depuis des années un moyen sérieux de commentaire social et politique et tant qu’une cible de répressions gouvernementales. Par Mohamed Abdel Dayem

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