Attaques contre la presse

2012


Attaques contre la presse

Attaques contre la presse en 2011

Analyses et base de données sur les conditions de la liberté de la presse à travers la région. Mohamed Keita examine le choix erroné entre développement et liberté de la presse, pendant que Tom Rhodes soulève des interrogations sur un meurtre irrésolu au Kenya,s'ajoute à une tendance d'impunité mondiale dans les assassinats de journalites à travers le monde.

21 février 2012 12h20 ET

Attaques contre la presse   |   Egypt

Attaques contre la presse en 2011: Plus de discussions mais peu de changements sur la violence sexuelle

L'agression très médiatisée sur Lara Logan avait pour la première fois mis le danger de la violence sexuelle auquel sont exposés les journalistes sous les projecteurs. En conséquence, il y a une discussion plus ouverte entre les journalistes et les responsables éditoriaux, mais il existe encore trop peu de mesures préventives. Par Lauren Wolfe

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Kenya

Attaques contre la presse en 2011: Un meurtre dans le Kenya profond jette l'émoi dans le pays et le monde

Il n'est pas trop tard pour que justice soit rendue à Francis Nyaruri, qui a été tué en 2009 après suite à son enquête dévoilant un scandale de corruption dans la police. L'assassinat est arrivé dans un contexte de tueries extrajudiciaires répandues. Par Tom Rhodes avec le reportage de Clifford Derrick

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse

Attaques contre la presse en 2011: L'Afrique du Sud

Le Congrès national africain, le parti au pouvoir a intensifié son contrôle sur les médias qui sont engagés dans des enquêtes sur son bilan en matière de pauvreté, de criminalité et de corruption, et qui ont soulevé des craintes au sujet de la durabilité des réformes démocratiques post-apartheid. En juin, le gouvernement a annoncé une nouvelle politique visant à utiliser le budget publicitaire de l'État pour récompenser les médias qui lui sont favorables. Les membres de mouvement des jeunes de l'ANC ont tenté d'intimider les médias qui ont enquêté sur les comportements prodigues et les affaires de son bouillant ex-leader, Julius Malema. Des jeunes ont agressé des journalistes couvrant l'apparition de Julius Malema lors d'une rencontre convoquée par son parti pour discuter de ses déclarations radicales. Le président Jacob Zuma, qui s'est rendu à deux reprises en Libye pour soutenir Mouammar Kadhafi, a été critiqué pour n'avoir pas tenu les autorités libyennes responsables dans l'affaire Anton Hammerl. En effet, les forces loyalistes à Kadhafi ont tué le photojournaliste sud-africain en avril, mais les responsables libyens ont dissimulé les informations sur la mort de M. Hammerl pendant plusieurs semaines. En octobre, des responsables sud-africains ont reconnu que la police avait exploité des conversations téléphoniques des journalistes Mwazili wa Afrika et Stephan Hofstätter. Les deux reporters ont fait face à des menaces et des intimidations suite à une enquête qu'ils ont menée en 2010 sur la corruption au sein de la police. L'ANC a annoncé plusieurs mesures restrictives, y compris un projet de loi qui permettrait aux fonctionnaires de classer pratiquement tout élément d'information du gouvernement au nom de « l'intérêt supérieur de la nation». L'Assemblée nationale a approuvé le projet de loi en novembre, et l'a soumis aux Conseils provinciaux pour approbation en fin d'année.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Russia, Somalie, Syria, Tunisie

Attaques contre la presse en 2011: Tandis que le domaine de la sécurité murit, les risques se multiplient

Le danger lié à la couverture des violentes manifestations de rue est devenue un risque important pour les journalistes, aux côtés des combats et des assassinats ciblés. L'agression sexuelle, le crime organisé, et la vulnérabilité numérique sont également des dangers. L'industrie de la sécurité a du mal à suivre. Par Frank Smyth

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Gambie

Attaques contre la presse en 2011: La Gambie

Plusieurs années de répression brutale orchestrée par le régime du Président Yahya Jammeh ont eu raison de la presse indépendante gambienne, jadis florissante, et contraint de nombreux journalistes à l'exil. En août, le gouvernement a contraint Taranga FM, la dernière radio indépendante qui diffusait l'infirmation en langues locales, à mettre fin à ses activités. Tout ce mouvement est intervenu avant l'élection présidentielle du mois d'octobre d'où Yaya Jammeh est sorti vainqueur sans véritable adversaire et ni aucune contestation. La répression officielle a revêtu plusieurs formes au fil des années ; elle s'est notamment traduite par des arrestations arbitraires, la censure, la fermeture forcée de médias, l'intimidation verbale et physique, des incendies criminels, et des poursuites sur fonds de lois restrictives. Ces actions, conjuguées aux attaques impunies contre des organes de presse et des journalistes, ont réduit toute la presse nationale à une poignée de journaux qui travaillent dans un climat de peur intense et d'autocensure. Dans sa politique de promotion de la Gambie au plan international comme une destination touristique de rêve, le gouvernement n'a pas respecté deux décisions de la Cour ouest africaine des droits de l'homme: l'une ordonnant la libération du journaliste « Chief » Ebrima Manneh, porté disparu depuis son interpellation de 2006, et l'autre enjoignant le gouvernement de dédommager un journaliste pour avoir été victime de détention illégale et de torture.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Angola, Tunisie

Attaques contre la presse en 2011: Les lois contre la cybercriminalité: le piège à journalistes

Les législations soutenant la sécurité sur Internet peuvent rapidement se transformer en une arme contre la presse libre. Les lois sur la cybercriminalité étendent les codes pénaux du monde en ligne, mais elles peuvent facilement être élargies à criminaliser les activés journalistiques de base. Par Danny O'Brien

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Guinée équatoriale

Attaques contre la presse en 2011: La Guinée équatoriale

L'information est étroitement contrôlée en Guinée équatoriale, que le CPJ a identifiée comme l'un des pays qui censurent le plus la presse au monde. Presque tous les médias d'information appartiennent au gouvernement ou à ses alliés et sont gérés par ceux-ci. Un journal indépendant parait dans le pays, mais il est obligé de pratiquer l'autocensure; aucun organe de presse indépendant n'opère au niveau national. Même dans cet environnement rigide, les autorités craignant les conséquences de la révolution arabe ont censuré la couverture médiatique des manifestations. Le président Teodoro Obiang a poursuivi ses efforts visant à redorer son image au niveau international, en assumant la présidence de l'Union africaine et en relançant son projet en vue de créer un « prix Obiang » pour la recherche en sciences de la vie sous les auspices de l'UNESCO. Pour la deuxième fois, l'UNESCO a suspendu la remise de ce prix suite à une campagne mondiale menée par les organisations de défense des droits de l'homme et de la liberté d'expression. Marquant ses 32 années au pouvoir, M. Obiang a déclaré qu'il n y avait « aucune » violation des droits de l'homme dans son pays. Mais son administration a suspendu un présentateur de radio d'État pour une simple référence à un « leader de la révolution libyenne ». Les autorités ont également exhorté les propriétaires de téléviseurs dans les lieux publics à ne pas capter les chaînes internationales par satellite couvrant la révolution arabe, selon des journalistes locaux. Des agents de sécurité ont détenu une équipe de télévision allemande et supprimé des images d'une interview avec un leader de l'opposition et des photos d'enfants jouant dans des bidonvilles.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Cameroun, Gambie, Guinée équatoriale, Ouganda, Éthiopie

Attaques contre la presse en 2011: En Afrique, le développement toujours au détriment de la liberté

Beaucoup de dirigeants africains continuent d'offrir un faux choix entre la stabilité et la liberté de la presse. Emboitant la Chine, investisseur majeur, ils insistent d'avantage sur la stabilité sociale que sur l'ouverture et la réforme. Par Mohamed Keita

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Ouganda

Attaques contre la presse en 2011: L'Ouganda

Des agents de police et de sécurité ont exercé des violences physiques sur des journalistes locaux et étrangers pendant la campagne électorale générale et pendant la période post-électorale. Le Président sortant Yoweri Museveni a été réélu pour un quatrième mandat lors de l'élection de février qui a été entachée d'irrégularités comme en témoignent les scènes d'intimidation et d'achat de voix qui ont été rapportées. Les journalistes qui ont fait la couverture des candidats de l'opposition se sont particulièrement exposés à des risques: deux journalistes qui couvraient des manifestations ou des protestations de l'opposition ont été la cible de tirs à l'arme provenant d'agents de sécurité, provoquant l'hospitalisation de l'un des deux reporters. Au mois d'avril et mai, des autorités ont agressé au moins 25 journalistes couvrant les manifestations organisées par l'opposition à travers tout le pays pour protester contre la hausse généralisée des prix. Yoweri Museveni a publiquement critiqué les médias locaux et étrangers pour leur couverture des manifestations, affirmant que les reportages portaient atteinte aux intérêts économiques du pays. La police a perquisitionné les locaux de l'hebdomadaire indépendant Gwanga au mois de mai et a brièvement détenu quatre journalistes au motif fallacieux que leur possession d'un bulletin d'information sur la société civile pourraient d'une certaine manière inciter à la violence publique. Depuis, Gwanga n'a pas repris sa publication régulière.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Angola

Attaques contre la presse en 2011: L'Angola

Des manifestations dirigées par des jeunes et alimentées par des médias sociaux pour exiger des reformes ont été menées contre le Président José Eduardo Dos Santos, qui a fait 32 années au pouvoir. Le parlement, contrôlé par le MPLA, le parti du président Dos Santos, a examiné un projet de loi visant à « lutter contre la criminalité » liée aux technologies de l'information et de la communication. Le projet de loi, qui était pendant en fin d'année, devrait durcir les peines pour diffamation et pénaliser la diffusion en ligne « d'enregistrements, de photos et de vidéo » sans le consentement du sujet. Dans une adresse à la télévision nationale ciblant les citoyens journalistes, le Président Dos Santos a fustigé l'utilisation de l'Internet pour organiser des « manifestations non autorisées pour offenser, dénigrer, provoquer le tollé et la confusion ». En effet un utilisateur de YouTube du nom de Kimangakialo a posté plus de 150 extraits vidéo des manifestations. Dans le même discours du mois d'avril, M. Dos Santos a affirmé que les journalistes jouissaient d'une liberté sans entrave qui leur permettait de critiquer son régime. Alors qu'une enquête du CPJ révèle que les forces de sécurité ont agressé, détenu, et entravé les journalistes indépendants faisant des reportages sur des manifestations et des fonctions officielles. De puissantes personnalités publiques et des autorités se sont servies des forces de sécurité et des tribunaux pour régler des comptes avec les journalistes enquêtant sur des allégations d'abus de pouvoir, de corruption ou de mauvaise conduite. Deux journalistes, notamment Armando José Chicoca et William Tonet, ont été condamnés à des peines de prison pour avoir fait une couverture critique des évènements, mais ils ont été relaxés en appel en fin d'année. José Manuel Gimbi a subi des intimidations de la part des forces de sécurité pendant qu'il faisait une enquête dans l'enclave du Cabinda, une région pétrolifère et militarisée. Des attaques par déni de service visant les sites Internet gérés par des exilés, Club-K et Angola24horas, ont abouti à la fermeture de ces sites en octobre.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Cameroun

Attaques contre la presse en 2011: Le Cameroun

Après l'élection présidentielle d'octobre qui a permis à Paul Biya de prolonger son règne de 29 ans à la tête du Cameroun, le gouvernement a cherché à juguler les manifestations populaires et la couverture par les médias des protestations qui ont suivi cette élection. Après avoir consolidé son pouvoir en modifiant la constitution pour lever le verrou sur la limitation des mandats et en nommant massivement ses fidèles partisans parmi les membres de l'organe chargé d'observer les élections, Paul Biya s'est arrogé 78 pour cent des voix dans un scrutin marqué par une faible participation et entaché d'irrégularités selon les États-Unis d'Amérique et la France. Vingt-deux candidats de l'opposition, qui ne pèsent pas grand chose, se sont partagé le reste des voix. Avec un espace politique et médiatique sous l'emprise de Paul Biya, les médias sociaux sont devenus le principal moyen pour critiquer son bilan en matière de répression politique, de pauvreté et de corruption. En février, le porte-parole du gouvernement M. Issa Tchiroma Bakary a convoqué des journalistes à son bureau et a accusé les Camerounais utilisant les médias sociaux, dont beaucoup sont basés à l'étranger, de « manipuler » les jeunes pour déstabiliser le pays. Un mois plus tard, le gouvernement a temporairement fermé un service de messagerie SMS via Twitter pour déjouer des manifestations potentielles. Les forces de sécurité s'en sont prises à des journalistes couvrant la dispersion violente de manifestations à petite échelle, alors que des journalistes-citoyens ont posté sur YouTube plusieurs vidéos montrant les manœuvres policières musclées. Tout au long de l'année, des personnalités publiques ont profité de leur position pour engager des poursuites contre des journalistes qui enquêtaient sur des affaires de corruption. Au moins trois journalistes critiques ont été détenus pendant des durées variées.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Cote D'ivoire

Attaques contre la presse en 2011: La Côte-d'Ivoire

Après l'élection présidentielle contestée de novembre 2010, le président sortant Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara reconnu par les Nations Unies comme « le Président élu », ont mené une longue bataille de plusieurs mois pour la présidence qui s'est traduite par une guerre interposée entre les médias qui leur sont proches. Le deux parties se sont livrées cette bataille à Abidjan, la capitale économique du pays, où l'ex-Président Laurent Gbagbo contrôlait les médias nationaux et les forces de sécurité. Alassane Ouattara qui bénéficiait du soutien d'une poignée de journaux a mis en place une station de télévision improvisée dans l'hôtel où il s'était retranché avec son gouvernement, sous la protection des casques bleus de l'ONU. Les deux parties se sont livrées à des actes de représailles ciblant les médias rivaux, forçant de nombreux journalistes à vivre dans la clandestinité. Un journaliste et un collaborateur de presse ont été assassinés dans les violences. Selon la presse locale, les combattants fidèles à Alassane Ouattara ont affronté les troupes de Laurent Gbagbo pour le contrôle du principal media public, notamment la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne en mars et avril, détruisant les studios et les émetteurs et coupant le signal de la télévision. Quoique les mouvements des médias aient été limités pendant l'assaut final sur Abidjan, certains journalistes citoyens ont fourni des images exclusives des déflagrations et des opérations militaires en postant des vidéos non montées sur les médias sociaux en ligne. Avec l'arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011, Alassane Ouattara a pris le pouvoir et promis d'œuvrer pour la réconciliation, mais son gouvernement a incarcéré un animateur de télévision pro-Gbagbo en l'accusant de complot contre l'État, et ses forces ont saccagé et occupé les locaux des médias fidèles à l'ancien Président. Les journalistes considérés comme des pro-Gbagbo ont subit des harcèlements permanents.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Éthiopie

Attaques contre la presse en 2011: L'Éthiopie

En annonçant à cor et à cri une croissance économique à un niveau égal à celui de l'Inde et en affirmant l'adhésion de son pays au régime autoritaire chinois, le Premier ministre Meles Zenawi à dévoilé un ambitieux plan de développement en partie fondé sur le durcissement croissant de la répression contre les journalistes critiques. Dans un élan agressif, le gouvernement a étendu l'application d'une loi anti-terroriste de 2009, en traitant les groupes rebelles et les mouvements de l'opposition de terroristes et en pénalisant toute couverture médiatique des activités desdites forces. A la fin de l'année dernière, les autorités détenaient sept journalistes sous de vagues accusations de terrorisme, y compris deux ressortissants suédois qui faisaient un reportage sur les rebelles séparatistes de la région pétrolifère de l'Ogaden, et trois Éthiopiens connus pour être critiques à l'égard du parti au pouvoir. Le gouvernement n'a fourni aucune preuve crédible contre les journalistes, alors que le Premier ministre Meles Zenawi et les médias d'État ont déjà condamné les journalistes avant même le début du procès. Dans son rapport d'évaluation périodique sur l'Éthiopie, la Commission des droits de l'homme du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies a soulevé de nombreuses questions sur l'utilisation de la loi antiterrorisme. En novembre, les intimidations exercées par le gouvernement ont conduit à la fermeture du journal indépendant Times Awramba et contraint deux de ses journalistes, dont M. Kebede Dawit, le lauréat 2010 du Prix International de la Liberté de la Presse du CPJ, à fuir le pays. Un autre journaliste est allé en exil en septembre après que son nom est apparu dans les câbles diplomatiques américains non expurgées publiés par Wikileaks. La police a menacé d'arrêter le journaliste après que le câble a révélé qu'il avait parlé aux diplomates américains au sujet d'une potentielle répression contre la presse.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Érythrée

Attaques contre la presse en 2011: L'Érythrée

Aucune presse indépendante n'a opéré dans ce pays de la Mer Rouge depuis la répression gouvernementale en septembre 2001 contre des opposants qui a conduit à l'emprisonnement de 11 journalistes de renom, sans aucune inculpation ni procès, et à la fermeture forcée de leurs publications. Le gouvernement du Président Isaias Afewerki a systématiquement refusé de communiquer sur le lieu de détention, le statut juridique, ou la santé des journalistes emprisonnés, et n'a même pas confirmé les reportages selon lesquels certains sont morts en détention. Tous ces journalistes sont détenus sans accès à leurs familles ni leurs avocats. Les seuls médias autorisés à opérer dans le pays sont sous l'emprise du ministre de l'Information Abdou Ali, qui impose un contrôle stricte de l'information par l'intimidation et l'emprisonnement. Même les journalistes des médias d'État ont bravé les ordres de «tirer pour tuer » des gardes-frontières pour fuir le pays. Les agents de l'État basés à l'étranger harcèlent et intimident les médias créés par des journalistes en exil. Ces pratiques abusives du gouvernement ont été condamnées par le Parlement européen en septembre 2011, la dernière d'une série de censures au niveau international.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Malawi

Attaques contre la presse en 2011: Le Malawi

Le Président Bingu wa Mutharika a promulgué une modification du code pénal qui permet au gouvernement d'interdire toute publication qu'il juge « contraire à l'intérêt public. » Les autorités n'ont pas immédiatement utilisé la nouvelle tactique, mais des journalistes locaux, affirment que l'existence de la loi a un effet intimidant. Des autorités du gouvernement ont également fait usage d'injonctions judiciaires pour museler les médias critiquant les transactions financières des fonctionnaires de l'État. Les autorités et les partisans du parti au pouvoir se sont opposées énergiquement à la couverture de manifestations organisées à l'échelle nationale contre la hausse du prix du carburant et la diminution des réserves bancaires: la police et des agents de sécurité ont battu et arrêté des journalistes, le gouvernement a bloqué les émissions de quatre stations de radio privées, et des partisans présumés du parti au pouvoir ont saccagé deux véhicules appartenant au média privé Zodiac Broadcasting Corp. Les responsables du journal en ligne, Nyassa Times, connus pour être critiques, ont indiqué avoir subi des attaques par déni de service qui a affecté leur site Internet pendant les manifestations.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse

Attaques contre la presse en 2011: Préface

La technologie a démocratisé la publication de l'actualité, et elle a ébranlé des régimes qui assurent leur survie à travers le contrôle de l'information. Des images vidéo de répressions de la Birmanie à la Syrie en passant par l'Égypte illustrent de fort belle manière les avantages des plateformes Internet et des médias sociaux. Pourtant, le printemps arabe de 2011 témoigne également de la nécessité impérieuse pour les fournisseurs et les utilisateurs des outils numériques de bien comprendre les dangers de leur déploiement dans les pays répressifs. À mesure que les menaces contre les journalistes en ligne s'aggravent et deviennent plus fréquentes, elles mettent en évidence la mission du CPJ qui est d'être une organisation à vocation véritablement mondiale. Aujourd'hui, davantage de journalistes ont plus que jamais besoin de l'aide du CPJ.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Rwanda

Attaques contre la presse en 2011: Le Rwanda

Les autorités du pays ont mené un assaut judiciaire agressif contre les journalistes critiques, en utilisant les lois interdisant toute offense aux fonctionnaires et abusant des lois anti-génocide pour faire taire les voix indépendantes. Les relations étroites du Président Paul Kagame avec les gouvernements occidentaux ont continué à lui servir de bouclier protecteur contre les critiques sur son piètre bilan en matière de liberté de la presse. En février, un panel de juges de la Haute Cour a condamné deux rédacteurs de l'hebdomadaire indépendant Umurabyo à de longues peines de prison en les accusant de prôner une « idéologie génocidaire » suite à des articles relatant les clivages ethniques dans les forces de sécurité. En juin, la Cour suprême a condamné par contumace Jean-Bosco Gasasira, directeur du journal indépendant Umuvugizi, à une peine de deux ans et demi d'emprisonnement en l'accusant d'offense dans un article où il comparé le président Kagamé à Robert Mugabe du Zimbabwe. M. Gasasira avait fui le pays en 2010, rejoignant ainsi l'une des diasporas issues de la presse la plus grande dans la région. Le directeur de l'hebdomadaire indépendant, Nelson Gatsimbazi, a fui le pays en septembre, également par peur d'emprisonnement. Des actions agressives perpétrées par le gouvernement ont laissé un paysage médiatique sombre et largement dominé par l'État. Un petit nombre de sites critiques demeurent, mais ils ont été victimes de blocages réguliers de la part du gouvernement.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   République Démocratique du Congo

Attaques contre la presse en 2011: La République démocratique du Congo

Le président sortant Joseph Kabila a annoncé sa victoire à l'élection présidentielle de novembre, entachée d'irrégularités et marquée par une flambée des attaques contre les organes de presse. Alors que les observateurs internationaux contestaient les résultats, les forces de Kabila ont lancé un assaut répressif contre les opposants. Les attaques contre la presse ont été surtout perpétrées dans la capitale, Kinshasa, et dans la province voisine du Bas-Congo. Les partisans du parti au pouvoir, le PPRD du Président Joseph Kabila, et les membres de son gouvernement ont intimidé des journalistes soutenant à son principal rival Étienne Tshisekedi; des médias d'opposition ont été la cible d'une série d'incendies criminels. En août, Joseph Kabila a consolidé son emprise sur les médias en nommant les membres d'un nouveau conseil de régulation des médias chargé de faire respecter les lois sur la presse et d'infliger des sanctions. Selon les media, les journalistes ont critiqué Joseph Kabila pour avoir nommé des personnes proches de son gouvernement dans cette agence de 15 membres. A travers le vaste Congo, de puissants élus locaux et leurs forces de sécurité ont perpétré des attaques contre la presse en toute impunité, en représailles à une couverture critique des événements. Et dans la région orientale du pays, riche en minéraux et déchirée par des conflits, un journaliste a été assassiné dans des circonstances qui restent floues.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Zimbabwe

Attaques contre la presse en 2011: Le Zimbabwe

En dépit de la baisse progressive du harcèlement officiel contre la presse après avoir atteint son paroxysme lors des élections contestées de 2008, un cadre juridique très restrictif a réduit la presse locale et indépendante à une simple poignée d'organes. La coalition grincheuse entre le ZANU-PF de Robert Mugabe et le MDC de Morgan Tsvangirai n'a pas réussi à mettre en œuvre les réformes des médias qu'ils avaient promis d'entreprendre lors de la signature de leur accord sur le partage du pouvoir en 2008, laissant intactes des lois répressives telles que celle relative à l'accès à l'information et la loi sur la protection des renseignements personnels. Au moins six journalistes ont fait face à des accusations de diffamation, notamment deux journalistes de l'hebdomadaire Standard qui ont été arrêtés après avoir couvert l'arrestation d'un homme politique. Les assaillants ont fait irruption dans les locaux du NewsDay et Masvingo Mirror et ont emporté des disques durs et des disques de stockage. Les deux cambriolages ont fait l'objet d'une couverture médiatique critique mais aucun suspect n'a été arrêté dans les deux affaires. Craignant l'influence des révolutions en Afrique du nord, les autorités ont arrêté des dizaines de membres de la société civile pour avoir regarder des images de la révolution égyptienne lors d'un rassemblement public. L'Union européenne a nommé six journalistes des médias d'État parmi les 200 Zimbabwéens soumis à des sanctions pour avoir prétendument incité à la violence lors du scrutin 2008.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Somalie

Attaques contre la presse en 2011: La Somalie

Des journalistes locaux et internationaux ont fait face à des violences persistantes et meurtrières, avec des nouvelles qui font état de deux meurtres et d'assassinats ciblés lors de tris croisés. Quatre soldats de la mission de paix de l'Union africaine ont ouvert le feu sur un convoi d'aide humanitaire malaisien en septembre, tuant un journaliste et blessant un autre. La mission de l'UA en Somalie a suspendu les soldats et les a rapatrié à leur pays d'origine, le Burundi, pour qu'ils y soient jugés. Malgré de meilleures conditions de sécurité dans la capitale, Mogadiscio, les journalistes à travers le pays ont continué à fuir en exil pour éviter les menaces et la violence. Des militants du mouvement Shebaab et d'autres insurgés ont continué à museler des stations de radio indépendantes dans le sud et le centre de la Somalie. L'insécurité croissante dans la région semi-autonome du Puntland a conduit à une augmentation des attaques et des arrestations de journalistes. Au Somaliland, le président Ahmed Mahmoud Silyano est revenu sur sa promesse de campagne 2010 de défendre la liberté de presse et a lancé une série des procès en diffamation soutenus par l'État, contre la presse privée de la région.

21 février 2012 4h55 ET
« 2011 | 2013 »