Attaques contre la presse

2012

Attaques contre la presse   |   Zimbabwe

Attaques contre la presse en 2011: Le Zimbabwe

En dépit de la baisse progressive du harcèlement officiel contre la presse après avoir atteint son paroxysme lors des élections contestées de 2008, un cadre juridique très restrictif a réduit la presse locale et indépendante à une simple poignée d'organes. La coalition grincheuse entre le ZANU-PF de Robert Mugabe et le MDC de Morgan Tsvangirai n'a pas réussi à mettre en œuvre les réformes des médias qu'ils avaient promis d'entreprendre lors de la signature de leur accord sur le partage du pouvoir en 2008, laissant intactes des lois répressives telles que celle relative à l'accès à l'information et la loi sur la protection des renseignements personnels. Au moins six journalistes ont fait face à des accusations de diffamation, notamment deux journalistes de l'hebdomadaire Standard qui ont été arrêtés après avoir couvert l'arrestation d'un homme politique. Les assaillants ont fait irruption dans les locaux du NewsDay et Masvingo Mirror et ont emporté des disques durs et des disques de stockage. Les deux cambriolages ont fait l'objet d'une couverture médiatique critique mais aucun suspect n'a été arrêté dans les deux affaires. Craignant l'influence des révolutions en Afrique du nord, les autorités ont arrêté des dizaines de membres de la société civile pour avoir regarder des images de la révolution égyptienne lors d'un rassemblement public. L'Union européenne a nommé six journalistes des médias d'État parmi les 200 Zimbabwéens soumis à des sanctions pour avoir prétendument incité à la violence lors du scrutin 2008.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Somalie

Attaques contre la presse en 2011: La Somalie

Des journalistes locaux et internationaux ont fait face à des violences persistantes et meurtrières, avec des nouvelles qui font état de deux meurtres et d'assassinats ciblés lors de tris croisés. Quatre soldats de la mission de paix de l'Union africaine ont ouvert le feu sur un convoi d'aide humanitaire malaisien en septembre, tuant un journaliste et blessant un autre. La mission de l'UA en Somalie a suspendu les soldats et les a rapatrié à leur pays d'origine, le Burundi, pour qu'ils y soient jugés. Malgré de meilleures conditions de sécurité dans la capitale, Mogadiscio, les journalistes à travers le pays ont continué à fuir en exil pour éviter les menaces et la violence. Des militants du mouvement Shebaab et d'autres insurgés ont continué à museler des stations de radio indépendantes dans le sud et le centre de la Somalie. L'insécurité croissante dans la région semi-autonome du Puntland a conduit à une augmentation des attaques et des arrestations de journalistes. Au Somaliland, le président Ahmed Mahmoud Silyano est revenu sur sa promesse de campagne 2010 de défendre la liberté de presse et a lancé une série des procès en diffamation soutenus par l'État, contre la presse privée de la région.

21 février 2012 4h55 ET

2012

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