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Sénégal


La situation s'est détériorée au Sénégal, autrefois considéré comme un havre de la liberté de la presse. Les partisans du président Abdoulaye Wade et les membres de son gouvernement ont réagi contre les critiques de la presse à travers une rhétorique méprisante, des agressions physiques et verbales et des poursuites pénales. Le 21 juin, le tabassage de deux journalistes sportifs couvrant  à Dakar le match qualificatif pour la Coupe du monde a été le symbole de ces tensions et a déclenché un débat national controversé sur la liberté de la presse.

New York, le 19 août  2008— Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) est alarmé par des témoignages selon lesquelles un véhicule de l’État a été utilisé pour saccager les bureaux de deux journaux indépendants sénégalais dimanche dernier. Les attaques se sont produites juste trois jours après qu’une autorité du pays a proféré des menaces de représailles non spécifiées contre ces journaux pour des articles critiques.

New York, le 31 mars 2008--La police de la capitale sénégalaise, Dakar, a agressé un journaliste de télévision faisant un reportage en direct sur une violente manifestation contre le gouvernement dimanche dernier, selon les journalistes locaux et les médias. Elle a ensuite fait une descente à la station du journaliste et a saisi des cassettes d'images.

Le 15 novembre 2007

Son Excellence Abdoulaye Wade
Président de la République du Sénégal
Ambassade de la République du Sénégal aux Etats-Unis
2112 Wyoming Avenue, NW
Washington, DC 20008

Fax: (202) 332-6315
Monsieur le Président,

En tant qu’organisation indépendante, à but non lucratif, dévouée à la défense de la liberté de la presse dans le monde entier, nous saluons la libération provisoire de quatre journalistes qui avaient été arrêtés au Sénégal ces dernières semaines à la suite de leurs articles critiques. Nous pensons que l’utilisation persistante par le gouvernement sénégalais de dispositions pénales sur la diffamation et l’outrage pour emprisonner et poursuivre en justice les journalistes porte atteinte aux acquis démocratiques du Sénégal. Nous vous appelons donc à user de votre influence pour enfin mettre en application votre engagement de 2004 à abroger les dispositions pénales relatives aux délits de presse, notamment la diffamation.

New York, le 9 août 2007 —Cette semaine un responsable du gouvernement sénégalais, accusé d’avoir menti sur ses diplômes, a menacé des reporters avec violence, selon des bulletins d’information et des journalistes locaux.

Le ministre des Transports, Farba Senghor, a en effet menacé mardi, à travers le combiné d’une salle de rédaction de « casser la figure » à un reporter du quotidien privé Walf Grand-Place, Pape Sambaré Ndour, après l’avoir qualifié de « bâtard », a déclaré le directeur du Walf Grand-Place, Jean Meïssa Diop. Des journalistes ont entendu le ministre sur un combiné, et l’ont enregistré. Dans cet échange, Senghor aurait prévenu Diop : « je vais vous détruire, ton journaliste et toi », selon une copie qui a ensuite été publiée dans le journal. Walf Grand-Place va porter plainte contre Senghor pour avoir proféré des menaces de violences, et transmettra ensuite l’enregistrement au Syndicat des Professionnels de l'Information et de la Communication du Sénégal, a affirmé Diop.

New York, le 20 avril 2007—Un home politique du parti au pouvoir est accusé d’avoir menacé une station de radio privée dans la ville de Mbacké, à 168 kilomètres à l’est de la capitale Dakar, à la suite de critiques faites contre lui par un auditeur au cours d’une émission interactive, selon des journalistes et la presse locale. L’homme politique a plus tard nié avoir fait quelconques menaces.

Moustapha Cissé Lô et une douzaine de ses partisans ont assiégé les locaux de Radio Disso FM à la suite de propos critiques d’un auditeur anonyme pendant un programme interactif dont le thème portait sur les élections législatives de juin. La direction de la station a rencontré le groupe après avoir subi pendant 45 minutes les menaces proférées par Lô et ses partisans qui se trouvaient à l’extérieur des locaux de la station.
New York, le 18 avril 2007 - Un tribunal de la capitale Dakar a condamné le directeur de publication d’un quotidien à une peine de prison et des dommages et intérêts lourds dans un procès en diffamation à la suite d’un article claironnant un présumé scandale de corruption dans une affaire politique de haut niveau, selon la presse locale et les journalistes sur place.

Ndiogou Wack Seck du journal privé, mais proche du gouvernement, Il Est Midi a été condamné à six mois de prison ferme et 40 millions de francs CFA (41 000 dollars américains) en dommages et intérêts, d’après les mêmes sources. Seck a été interdit d’exercer comme directeur de publication pendant trois mois et son journal s’est vu infligé une interdiction de parution pendant la même période. Ni le journaliste, ni un avocat de défense n’étaient présents à la cour. Seck est présentement l’objet d’un mandat d’arrêt.
New York, le 15 mars 2007—Une cour de Dakar a condamné deux journalistes à une peine de prison avec sursis ainsi que des dommages et intérêts lourds après une poursuite pénale pour diffamation en relation avec un article de juin 2006 à propos d’une plainte commerciale contre un concessionnaire de voitures, ont dit les informations et les journalistes de la région.

Le directeur de publication Jean Meïssa Diop et le journaliste Faydy Dramé du Walf Grand-Place, un quotidien du groupe de médias indépendant de premier rang Wal Fadjri, ont été chacun condamnés, le 8 mars, à 6 mois de prison avec sursis et à 10 millions de francs CFA (21 000 dollars) de dommages et intérêts, a confié au CPJ l’avocat de la défense Me Ndéné Ndiaye. Ils sont libres, en attente d’un appel interjeté en leur faveur, a-t-il dit.
New York, le 15 mars 2007—Une cour de Dakar a condamné deux journalistes à une peine de prison avec sursis ainsi que des dommages et intérêts lourds après une poursuite pénale pour diffamation en relation avec un article de juin 2006 à propos d’une plainte commerciale contre un concessionnaire de voitures, ont dit les informations et les journalistes de la région.

Le directeur de publication Jean Meïssa Diop et le journaliste Faydy Dramé du Walf Grand-Place, un quotidien du groupe de médias indépendant de premier rang Wal Fadjri, ont été chacun condamnés, le 8 mars, à 6 mois de prison avec sursis et à 10 millions de francs CFA (21 000 dollars) de dommages et intérêts, a confié au CPJ l’avocat de la défense Me Ndéné Ndiaye. Ils sont libres, en attente d’un appel interjeté en leur faveur, a-t-il dit.
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