Le Canard
Déchainé a publié un article alléguant que M. Lompo,
pendant qu'il était président de ladite
commission, avait détourné plusieurs millions de francs CFA destinés à une
étude sur l'esclavage au Niger. Cependant, le ministre a nié cette accusation.
Quant au Courrier, il a publié un
article indiquant que ladite commission a détourné 350 millions de francs CFA
(environ 760,000 dollars américains) qui devaient être utilisés dans le cadre
de la supervision du référendum organisé au Niger ce mardi et portant sur un
projet d'amendement constitutionnel visant
à lever la limitation nombre de mandats présidentiels dans ce pays,
selon des journalistes locaux. Les membres de la commission ont aussi nié cette
accusation.
« La
détention d'Abdoulaye Tiémongo et d'Ali Soumana entre dans le cadre d'une
tendance inquiétante au harcèlement des journalistes indépendants faisant des
reportages sur la corruption au Niger », a déclaré le directeur de la section
Afrique du CPJ, Tom Rhodes. « Ils doivent être immédiatement libérés et
autorisés à travailler librement », a-t-il martelé.
Samedi dernier,
la police nigérienne a interpellé et auditionné Tiémogo, Soumana ainsi que six
autres directeurs de publication d'hebdomadaires privés, à la suite de la
publication d'articles impliquant le fils du président Tandja dans un scandale
de versement de pot-de-vin issus des bénéfices de l'exploitation de l'uranium
au nord du Niger, selon des médias et des journalistes locaux. Cependant, ni
l'administration nigérienne ni la
famille présidentielle n'ont réagi publiquement à cette accusation.
Toutefois, les
six autres directeurs de publication--Moussa Aksar de L'Evènement, Zakari
Alzouma d'Opinions, Abard Mouddour Zakara de L'Actualité, Oumaro
Keita du Républicain, Ibrahim Souley de L'Enquêteur et Assane
Sadou du Démocrate--ont été libérés sans inculpation au bout de quelques
heures.



