L'enquête du CPJ, intitulée "Prises de position," révèle aussi un problème grave dans les régions du nord et du centre d'Haïti, où d'anciens rebelles ont menacé, harcelé, et illégalement détenu des journalistes. Avec une présence policière minimale dans ces zones du pays, des groupes armés illicites et d'anciens membres de l'armée officielle en dissoute ont pris sur eux de remplacer les forces de l'ordre.
Le CPJ a découvert qu'au moins trois journalistes pro-Aristide ont été illégalement détenus, une chaîne de média fermée, et une autre a été forcée de suspendre son émission d'information. De nombreux journalistes ont dû prendre le parti de se cacher.
Le rapport examine également la liberté de la presse dans le contexte d'une société haïtienne historiquement polarisée, dans laquelle les journalistes ont longtemps été affiliés à des factions politiques. D'après le rapport, "Bien que les cibles d'attaque aient changé [...] les jounalistes haïtiens ne pourront jamais travailler librement tant qu'ils ne pourront travailler délivrés de la menace constante de la violence."
Carlos Lauría, responsable du programme sur l'Amérique au CPJ, et Jean-Roland Chery, reporter haïtien en exil, co-signent le rapport.
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