Un Aperçu
l'Afrique du Sud
l'Angola
le Botswana
le Burkina Faso
le Burundi
le Cameroun
la Côte-d'Ivoire
la Guinée- équatoriale
l'Erythrée
l'Ethiopie
le Gabon
la Gambie
le Ghana
la Guinée
la Guinée-Bissau
le Kenya
le Liberia
le Madagascar
le Malawi
le Mozambique
la Namibie
le Niger
le Nigeria
l'Ouganda
la République centrafricaine
la République démocratique du Congo
le Ruanda
le Sénégal
le Sierra Leone
la Somalie
la Tanzinie
le Tchad
le Togo
la Zambie
le Zimbabwe






LE GABON

Le Président Omar Bongo a conservé sa ferme emprise sur le pouvoir dans ce petit pays de l'Afrique de l'ouest. L’opposition politique et autres groupes favorables à la démocratie sont restés faibles, et les journalistes indépendants, craignant de perdre leur emploi, ont édulcoré leurs critiques à l’égard de Bongo qui pratique le culte de la personnalité et s’appuie sur une corruption généralisée pour consolider son régime.

Au début du mois de septembre, alors que les autorités médicales locales et étrangères luttaient pour éliminer une éruption du virus mortel Ebola, le Conseil national des communications (CNC), institution d'Etat soi-disant chargée de promouvoir la liberté de la presse et d'assurer un journalisme de qualité, a poursuivi la répression des médias privés lancée plus de 3 ans auparavant avant les élections présidentielles.

Après avoir imposé le silence au quotidien le plus virulent du pays -- l'hebdomadaire satirique Gris Gris et son homologue La Griffe -- en 2001 pour avoir critiqué le Président, le CNC s’en est pris à d'autres publications en 2002. Le 6 septembre, le CNC a interdit les hebdomadaires Gabaon et Misamu après que ces revues ont fait état de systèmes allégués de détournement de fonds par les autorités. Parallèlement, deux autres hebdomadaires privés, Le Nganga et La Lowé, ont reçu des avertissements pour avoir critiqué le Premier Ministre.

Le Parti démocratique au pouvoir contrôle toutes les institutions de l'Etat, y compris le judiciaire, la police et les forces armée, alors que les interdictions et avertissements du CNC encouragent l'auto- censure dans les médias. Les quelques reporters indépendants qui restent au Gabon, bien qu’indignés dans le privé, craignent de s'exprimer publiquement à propos de l'ingérence de l'Etat dans la presse.

En 2002, les censeurs de l'Etat ont également étouffé les médias de la radiodiffusion. Le 18 février, le présentateur Edgard-Oumar Nziembi-Doukaga de la station de radio pan-africaine basée au Gabon, Africa No. 1, a été licencié parce qu'il avait mal prononcé à l'antenne le nom du Président Denis Sassou-Nguesso de la République du Congo voisine. Sassou-Nguesso, qui est marié à l’une des filles de Bongo, jouit de relations étroites avec la première famille du Gabon et les représentants de l'Etat gabonais.